hydro

Fini l’hydrolienne « mobylette » à l’arrière du bateau, vive l’hydrogénérateur nouvelle génération !…
Jusqu’à présent choisie comme système complémentaire au photovoltaïque et à l’éolien, cette innovation entre à belle allure dans la catégorie des meilleurs moyens de production d’électricité à bord.
Petit tour du sujet avec Ocean sailors.

L’hydrogénérateur, nouvelle génération, nouveau concept
Yannick Bestaven, navigateur, skipper, concepteur du projet et gérant de la société Watt&sea, a voulu un système performant, compétitif et respectueux de l’environnement.
Un système

Il comprend :
- un alternateur avec aimants permanents,
- une hélice tripale d’une longueur de 20 cm seulement,
- le système d’hélice est à pas variable commandé hydrauliquement, ce qui permet de minimiser la traînée,
- un convertisseur à haut rendement pour la transformation de l’énergie et pour moduler la régulation de l’hélice. Le convertisseur varie le pas de l’hélice et améliore le frein de la traînée ce qui permet un meilleur rendement pour la production d’énergie parce qu’il peut fonctionner sur une large plage de vitesse. Un niveau de performance élevé sans impact sur la vitesse du bateau.
Notons aussi que son design est élégant, et son encombrement très faible.

Une solution d’avenir
De solution complémentaire, cet hydrogénérateur a toutes les chances de devenir « la » solution pour ceux qui partent longtemps et loin…
Pourquoi ce concept est-il révolutionnaire pour un voilier ? Eh bien, pour deux raisons essentielles. La première est donc le fait qu’il ne ralentit pas la marche du bateau.
Le deuxième point fort est son système proprement dit, qui offre un bon rendement sous toutes les allures, contrairement à l’éolienne qui fonctionne mal ou pas du tout au portant car le vent apparent est quasi nul. A l’inverse, l’hydrogénérateur est très performant sous cette allure. Potentiellement, il peut couvrir 200 % des besoins du bateau tout en lui conservant ses performances de vitesse.


Une production élevée
Cet hydrogénérateur, conçu pour être le mode de production d’électricité indispensable à bord, permet au bateau d’être totalement autonome et de conserver son potentiel de vitesse.
La version 3 commence à produire à partir de 7 nœuds, pour être à pleine puissance de rendement à 12 nœuds de vitesse.
Les concepteurs de l’hydrogénérateur comparent la perte de vitesse lors de l’immersion au poids des litres de gasoil embarqués pour faire tourner un groupe électrogène.

Sur ce projet, né lors d’un Vendée Globe couru par Yannick Bestaven, les concepteurs s’accordent pour affirmer que l’efficacité est plus importante, sur un 60 pieds, que l’association d’une éolienne et de panneaux photovoltaïques.
Gageons qu’un système adopté par les coureurs des mers saura convaincre les plaisanciers attachés à l’autonomie énergétique et au respect de l’environnement.

Les «petits + » d’Ocean Sailors pour en savoir plus
> témoignages de navigateurs chevronnés, coureurs des mers. Vidéo
> explications en vidéo
- site de Yannick Bestaven, la société Watt&sea

 

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