Atlantique Nord

De l’autre côté de la planète, « 40e hurlants » et « 50e rugissants » sont connus de tous. Dans l’hémisphère Nord, les observateurs parlent de « flux d’ouest ». Tous ont la même origine et participent à la grande machine climatique.

 

Le soleil est chaud…

La température du soleil s’élève à 6000°C. Après un parcours sidéral, le rayonnement traverse la couche d’ozone puis notre atmosphère. Il est absorbé, réfléchi et diffusé en fonction des conditions atmosphériques. Au final 47% des radiations solaires sont absorbées par la surface de la terre.

 

… La terre est ronde et inclinée…

Comme la terre est ronde et inclinée, les rayonnements atteignent le sol plus ou moins perpendiculairement. Entre les deux tropiques, l’angle d’incidence est le plus élevé, jusqu’à 90° et jamais en dessous de 43°6’. Au niveau des pôles, au mieux ils arrivent avec un angle de 23°27’ au pire, ils passent « par-dessus » sans toucher terre…

 

… Il fait chaud sous les Tropiques !

Le bilan radiatif* donne un résultat équilibré vers les 37e et 38e parallèles. Il est excédentaire jusqu’à l’Equateur et déficitaire vers les pôles. Pour autant, il ne fait pas toujours froid sur le 45e parallèle, c’est-à-dire chez nous. La chaleur est en effet redistribuée par les océans et la circulation atmosphérique.

 

La gueule de l’atmosphère

L’atmosphère pèse 5 130 millions de tonnes ! Sa pression à la surface de la terre est de 1013,25 hpa**. Cette pression varie en fonction  de l’altitude, où elle diminue, et de son échauffement. Schématiquement, l’air froid est lourd et à tendance à descendre quand l’air chaud est léger et ascendant.

 

Redistribution générale !

Au niveau de l’Equateur, l’air est ascendant, surchauffé par un rayonnement solaire à son maximum. Il retombe à la surface un peu avant les Tropiques pour revenir à l’Equateur, ce sont les Alizés. Cette circulation forme la cellule de Hadley. Mais une partie de l’air reste dans la tropopause*** et ne redescend qu’aux latitudes moyennes. C’est la cellule de Ferrel, plus ou moins dissociée de la première cellule. La zone de subsidence**** a un nom très connu : l’anticyclone des Açores.

 

Les flux d’ouest

L’anticyclone des Açores est un centre actif permanent. Aux latitudes moyennes, il génère un flux d’ouest, nous sommes dans les Westerlies. Dans le Pacifique, l’anticyclone d’Hawaï provoque ce même flux vers les côtes du Canada. Dans l’hémisphère Sud, les masses continentales sont quasiment absentes aux latitudes moyennes. Les Westerlies sont les maîtres de lieux dès le 40e parallèle. Ce sont les 40e rugissants, c’est le Grand Sud…

 

Lors d’un prochain épisode météorologique, nous nous intéresserons à la confrontation entre l’air tropical et l’air polaire… Beaucoup de perturbations en perspective !

 

*Bilan radiatif : il quantifie l’énergie reçue par le système climatique Terre-atmosphère, et la quantité d’énergie réémise vers l’espace. Lorsque le bilan est nul, la température moyenne de la planète est stable.

**Hpa : hectopascal(1 hectopascal = 1 millibar).

***Tropopause : c’est la limite supérieure de la troposphère et la limite inférieure de la stratosphère. La température y est stable, et c’est la partie la plus froide de la basse atmosphère (-50 à -65 °C).

****Zone de subsidence : le terme « subsidence » décrit un mouvement vers le bas d’un ensemble important.

 

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