La SNSM est un acteur un peu à part dans le monde maritime. Nous avons vu, dans le précédent article, l’historique du développement de cette institution composée de bénévoles, qui assure plus de la moitié des sauvetages aux abords de nos côtes. La SNSM est depuis le milieu des années 80 dans une logique de rationalisation de ses moyens humains et matériels. L’arrivée du nouveau Canot tout Temps à l’horizon 2013 scelle ce souci permanent d’être à la pointe dans le domaine de la sécurité en mer.

Un canot référence

L’appellation Canot Tout Temps alimente l’imagerie populaire du navire qui part contre vents et marées au secours des naufragés. C’est pourquoi, la nouvelle unité ne peut rester dans l’anonymat. Mais elle a également permis de niveler par le haut les performances de ses petits frères, quasiment tous insubmersibles, auto-redressables et pouvant atteindre des vitesses supérieures à 20 nœuds dans d’excellentes conditions de confort et de sécurité. Quelles sont les principales évolutions à noter sur ce nouveau canot tout temps ?

 

Des performances en hausse

L’architecte Didier Marchand a repris le dessin du rostre avant qui a caractérisé sa première œuvre, la V1. Le canot alliera vitesse, stabilité et manœuvrabilité. Il sera beaucoup plus large passant de 4,40m à 5,10m , sa puissance passera de 2X380CV à 2x650CV lui permettant d’atteindre la vitesse de 25 nœuds, au lieu de 17 nœuds jusqu’alors, pour rejoindre sa zone d’intervention. Comme le précise l’amiral Lagane, président de l’association, ce sera également  « une véritable ambulance » avec notamment de l’espace pour accueillir deux civières et mettre en condition les victimes pour l’évacuation.

Le prix du renouvellement

Une seule unité coûte environ 1,2 millions d’euros et il faut renouveler une flotte de 40 canots. Dans un contexte budgétaire tendu, le nouveau défi de la SNSM est de financer cette opération. Tous les canots n’ont pas l’âge de celui de l’Ile de Sein, qui approche les 33 années de service… L’opération va ainsi être étalée sur 30 ans et va mobiliser 50 millions d’euros.

 

Le ¼ du financement revient aux stations

Au delà du financement général de la SNSM et de ses stations, il va revenir aujourd’hui aux stations équipées d’un canot tout temps, la responsabilité de trouver le quart du budget pour accueillir la nouvelle unité, c’est à dire 300 000 €. Un sacré défi pour tous les bénévoles qui vont devoir communiquer, démarcher et convaincre d’éventuels partenaires locaux ou des donateurs privés.

 

La SNSM cultive cette richesse d’être une entité entièrement bénévole, hormis quelques postes administratifs au siège,  à la pointe du sauvetage en mer 24h sur 24 et 7 jours sur 7. La formation des sauveteurs est aujourd’hui au top niveau tant pour l’aspect navigation que pour le volet secourisme. Les unités sont toujours plus modernes, plus rapides et mieux équipées. Pourtant tout cela à un coût qui dépend notamment des dons privés. Le futur canot de l’Île de Sein est aujourd’hui financé, celui des Sables d’Olonne ne l’est pas encore…

 

Alors, êtes-vous prêt à contribuer à la modernisation du sauvetage en mer ?

 

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