Une main pour le bateau, un harnais pour s’y accrocher

Seul ou en équipage, la chute à la mer peut rapidement tourner au drame. Il faut donc s’assurer au bateau et porter un gilet de sauvetage en permanence.

Une course contre la montre et contre le froid.

Dans une eau proche de 19°C, la température du corps chute sous les 34°C à partir de 5 heures d’immersion. Au delà, le pronostic vital est engagé.

A température égale, on perd 25 fois plus de chaleur dans l’eau que dans l’air.

L’inconscience se déclare à partir d’une température corporelle de 30°C. Dans une eau à 13°C, le corps atteint le stade critique en 3 heures environ. Dans une eau à 10°C, il lui faut moins de 2 heures.

 

La théorie est toujours optimiste.

Ces données sont théoriques. Tout dépend des conditions dans lesquelles se trouve le naufragé : physiquement en forme ou pas, conscient ou inconscient, avec ou sans flottabilité, dans une mer calme ou pas…

Par ailleurs, les chances de retrouver un homme à la mer sont infimes, surtout si l’alerte est donnée tardivement et pas sur l’instant. Il faut souvent moins d’un demi-mille pour perdre de vue un objet en surface.

 

Le gilet chic et sûr.

Les gros gilets en mousse sont à offrir aux écomusées. Certes ils ne coutent pas cher, 20 €, mais ils sont encombrants et inesthétiques. Aujourd’hui, il faut s’équiper de gilets autogonflants. Plus chers, à partir de 75 €, ils sont en revanche très pratiques et discrets. La flottabilité minimale recommandée est de 150 Newtons.

Au delà, l’équipement redevient lourd et encombrant à porter. Or, il importe que le gilet soit porté systématiquement et en permanence.

Certains sont équipés d’un crochet pour fixer une longe qui sera frappée sur le bateau. C’est le deuxième réflexe qui vous sauvera la vie.

 

On s’attache à son bateau

Associé à un harnais (35 €) ou directement au gilet gonflable, la longe (20 €) se frappe sur les points de fixation prévus à cet effet. La ligne de vie court de l’arrière à l’avant du bateau, pour assurer les déplacements. Dans le cockpit, chaque bateau à des points de fixation adaptés. La longe prévient, de manière absolue, la chute à la mer. Son emploi doit être systématique de nuit, en condition de mer délicate, quand on est malade, et pour le skipper lorsque l’équipage est composé de novices.

 

Au final, avec un budget avoisinant les 130 €, vous préviendrez les accidents. Chacun navigue en fonction de sa culture et de son expérience. Mais nul ne peut prévenir une chute à la mer, par définition imprévisible. Il faut donc s’en prémunir et adopter les bons réflexes.

 

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