voilier-oceoprotec

Antifouling : garder l’océan propre…

Après avoir abordé la préparation et l’entretien de la carène, nous vous proposons un regard sur les réglementations, ainsi que quelques repères pour choisir des produits respectueux de l’environnement. Pour contribuer à ce que notre terrain de jeu préféré reste celui que nous partageons avec passion…

Focus sur la réglementation en vigueur et les produits, avec Ocean sailors…

 

Normes et réglementations

Il n’est pas question ici de vous assommer d’une liste « à la Prévert » des éléments chimiques interdits… Cependant, il faut bien reconnaître que nous entendons de plus en plus souvent parler d’organochlorés présents dans les solvants, les pesticides… L’extrême toxicité de ces produits est un fait sur lequel scientifiques et experts s’accordent. Ces produits détruisent les organismes aquatiques et le phytoplancton.
Une réglementation de plus en plus cadrée et sévère s’est donc imposée avec :
> la directive européenne effective depuis l’année 2000 (la directive 98/8/CE du 16 février 1998, dite « directive biocide ») : un biocide qualifié d’acceptable pour les autorités européennes doit ensuite être validé par chaque pays par une retranscription des textes dans le cadre juridique propre à chacun ;
> des contraintes et des règlements plus sévères s’imposent aussi, progressivement aux lieux de traitement, mais aussi aux ports de plaisance et de commerce .

Prenons un exemple qui illustre le propos :
– dans le Code de l’environnement, l’article L. 216-6 reprend une disposition de la loi sur             l’eau du 3 janvier 1992, et précise que « déverser ou laisser s’écouler, directement ou        indirectement, des substances potentiellement nuisibles pour la santé ou pour la faune et la flore est puni d’emprisonnement et de fortes amendes (75 000 € d’amende et une peine      de deux ans d’emprisonnement) ».
Sur le plan international, c’est le programme REACH, mis en place au niveau européen depuis le 1er juin 2007 (norme 1907 / 2006 de la Commission Européenne), qui est la référence en matière de traçabilité, d’évaluation et d’autorisation (ou de restrictions) liées à l’utilisation des produits chimiques. L’objectif principal concerne l’utilisation des produits chimiques pour la protection de la santé des personnes et l’environnement, contre les risques potentiels liés à ces substances.

Une offre en pleine évolution

 

Fort heureusement, le marché évolue : maintenant, de nouveaux traitements ont fait leur apparition chez les ship chandlers. Leur formulation chimique a un impact moindre sur l’environnement. Ils sont cependant trop récents pour avoir fait la preuve de leur efficacité.
A titre d’exemple, le laboratoire Simab propose une série de produits innovants comme le « pearling ».

 

On notera que, parmi ces produits de nouvelle génération, certains se sont confrontés à la haute compétition. C’est le cas tout récent, par exemple d‘Oceoprotec , dont la matrice dure et non polluante revendiquant un état de surface plus hydrodynamique qu’un antifouling classique équipait un Class40 engagé dans la Solidaire du Chocolat. Oceoprotec, produit par une entreprise labellisée Econav, se présente comme un antifouling longue durée (son efficacité est garantie 5 ans) sans solvant ni biocide chimique dont les composants sont conformes au programme REACH. Bien que l’application de cet antifouling ne puisse se faire que par des applicateurs agréés, Oceoprotec a une couverture de l’ensemble des bassins navigable en France ainsi qu’aux Antilles en Turquie et en Tunisie. Vraiment une solution à regarder de près !

 

D’autres fabricants s’inspirent de traitements pratiqués dans l’agriculture biologique. Ainsi, « Coppercoat », commercialisé depuis 1991, est une combinaison de résine epoxy et de poudre de cuivre très fine, en forte concentration. Ceci favorise la lutte contre le feu bactérien avec une garantie décennale de protection marine anti-salissure.

 

Bref, les produits se renouvellent et s’adaptent de plus en plus aux exigences de respect de la planète. Personne ne songera à s’en plaindre.

 

Dans le dernier volet du dossier « carène », nous aborderons la question de la performance liée à la forme de la carène.

 

Les petits « + » d’Océan sailors

- la réglementation « biocide » sur le site du ministère du développement durable

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